fbpx

👉À la question, que ferez-vous le jour où les réseaux sociaux n’auront plus le même usage et où ceux-ci seront sur la pente descendante ?

👉À la question, que vous restera-t-il des milliers ou millions vues de vidéos que vous aurez générés sur votre page Facebook ? Que restera-t-il des milliers ou millions fans rassemblées sur votre dispositif social ?

À ces questions, il y a une réponse qui va vous surprendre : les abonnés sur les réseaux sociaux n’ont que très peu de valeur pour votre entreprise. Ce qui importe, c’est la stratégie que vous menez pour en créer (de la valeur). Ou en tout cas, selon le schéma ci-dessous, ce qui importe c’est comment vous allez transformer vos abonnés sur les réseaux sociaux tout en haut de cette échelle de valeurs, à savoir collecter leur mail.

Dans une vision média, la plupart des médias américains scrutent dorénavant les inscrits newsletter bien plus que l’audience de leur site web. Voici les métriques clés suivies par les professionnels du marketing aux États-Unis. Ayant toujours un petit temps d’avance, cette stratégie commence à se répandre en Europe.

Lire aussi : Comment les médias locaux ont tiré profit de l’algorithme de Facebook

Le mail, l’autre réseau social

Beaucoup de professionnels du marketing ont enterré le mail bien trop rapidement, ces derniers préférant créer une page Facebook ou un compte Instagram véhiculant une image de modernité. Et pourtant…

Considéré comme ringard, peu engageant, le canal email ne s’est jamais aussi bien porté. Face à la baisse de visibilité organique dictée par les algorithmes des réseaux sociaux, il reste encore le canal privilégié de nombreuses entreprises. Et mieux encore, le mail marketing se réinvente et ce dernier connaît une petite révolution depuis quelques mois.

Ce n’est pour rien que dans beaucoup d’entreprises, ce sont les community managers qui se chargent de la rédaction de la newsletter. Le mail a tout du réseau social parfait : il permet de communiquer dans des cercles précis tout en supprimant le bruit engendré par les commentaires des réseaux sociaux. Mieux : il n’est pas dépendant de politiques algorithmiques changeantes. Si bien que, le jour où vous perdez de la visibilité sur les réseaux sociaux, le mail reste un acquis de grande importance.

Préparer la fin du social…

Autre argument avancé, chaque professionnel du marketing doit envisager une vie sans les réseaux sociaux (ou en tout cas dans leur dimension gratuite). Car oui hélas, vous n’êtes pas maîtres des algorithmes et des stratégies dictées par Facebook et Instagram. Le jour où ces derniers modifient l’ordonnancement et la visibilité de vos publications, vous avez plus à perdre qu’à y gagner.

C’est pourquoi il est nécessaire d’anticiper une fin du web social. Rappelons que l’apogée du web social est derrière nous, pas devant. Si vous décidez de créer une page Facebook pour votre entreprise en ce début 2020, vous arrivez au moins 2 ans trop tard. Idem si vous décidez d’investir sur la vidéo sociale. 

…. et sortir les internautes des réseaux sociaux

Et qui dit “fin potentielle du social”, dit AN-TI-CI-PA-TION.

Cela signifie quoi en somme ? Qu’il faut continuer à capitaliser sur ses communautés et sur les engagements générés sur votre dispositif social media pour sortir les internautes des réseaux sociaux.

Et concrètement qu’est-ce que cela veut dire ? Considérez que votre page Facebook, compte Twitter et Instagram ne vous appartiennent pas. La seule chose qui vous appartiendra demain, ce seront les mails que vous aurez collecté qui vous serviront à communiquer à travers l’emailing et la newsletter. Ce canal vous le maitriserez à 100%, et c’est là sa force ultime contrairement aux réseaux sociaux.

Newsletter et réseaux sociaux, un mariage qui fonctionne bien

Les réseaux sociaux et le canal mail se marient très bien. En effet, pour générer de  nouveaux inscrits, Facebook notamment, mais aussi Twitter et Instagram s’avèrent être très efficaces.

Voici mes astuces pour générer des prospects grâce aux réseaux sociaux

Facebook “organique” (car non l’organique n’est pas mort)

Si vous avez déjà essayé de faire une publication Facebook qui a un autre objectif marketing que le trafic vers votre site, alors il est fort probable que cette publication n’a pas fonctionné. Et pour cause, Facebook dans sa version organique n’est pas fait pour cela. L’intérêt de Facebook est purement économique : vous faire recourir à la publicité.

Il existe toutefois quelques astuces pour collecter des prospects de manière organique.

Lire aussi : Non le lien n’est pas mort ! Voici quelques conseils pour obtenir de l’engagement sur vos publications liens

Placer un commentaire sous une publication Facebook

Si votre page a un potentiel organique encore important, il est tout à fait possible de programmer un premier commentaire sous une publication et de l’épingler.

Cette astuce n’entache en rien votre visibilité. 

  • Coût : gratuit
  • Volume estimé :  📧

Épingler un post au sein d’un groupe Facebook

Les groupes Facebook font parmi des outils permettant de générer de la visibilité organique. Même si cela reste dans des proportions moindres qu’une page Facebook, les groupes permettent de communiquer auprès d’une cible souvent hyper-qualifiée et surtout très engageante.

Un des leviers pour collecter les adresses des membres d’un groupe Facebook est de placer une “annonce” au sein même de ce groupe et de l’épingler. L’avantage est tel, que chaque nouveau membre qui “visitera” le groupe verra cette publication à son arrivée dans le groupe.

  • Coût : gratuit
  • Volume estimé :  📧📧

Facebook/Instagram Ads

Ces astuces organiques ci-dessus ont l’avantage de ne rien coûter. Mais le mieux pour générer des volumes importants est encore de recourir à la publicité Facebook (ba oui, faut bien que Facebook gagne de l’argent). En tout cas, si Facebook fait payer cet outil, c’est aussi parce qu’il considère que cela vous créer de la valeur. 

Publicité Facebook “trafic vers landing page”

Cette première astuce consiste à utiliser la publicité Facebook pour donner de la visibilité à une landing page permettant de collecter le précieux mail. Sur ce type de campagne, vous payez le clic généré sur la publicité Facebook.

  • Coût : estimation à minima de 0,01€ le clic en fonction de la notoriété de votre marque (ce chiffre peut monter bien au-delà)
  • Volume estimé :  📧📧📧📧

Variante : créer une publicité Facebook “conversions personnalisées”

À la différence de la campagne précédente, vous ne payez pas le clic vers la landing page, mais plutôt le mail collecté.

Pour cela, il vous suffit d’indiquer un “événement” à travers l’outil publicitaire Facebook sur votre site. Celui-ci peut être : “renseigner cette case” correspondant à la collecte d’un mail. Vous ne payez QUE si l’internaute a généré cet événement que vous avez configuré.

Exemple ici avec une campagne réalisée par CNN : campagne Facebook à gauche vers une landing page à droite
  • Coût : le CPL peut varier de 0,10€ et 30€ (voir même plus) en fonction de la notoriété de votre marque. L’avantage c’est que vous ne payez que les mails collectés
  • Volume estimé :  📧📧📧📧📧

Publicité Facebook “génération de prospect”

Autre variante qui fonctionne tout aussi bien, Facebook propose de créer un formulaire directement sur la plateforme.

L’avantage est important : l’internaute n’a quasi aucune action à faire. De 1, il clique sur la publication et atterri sur le formulaire ; de 2, les informations sont préremplies et l’internaute n’a plus qu’à valider l’envoi. Deux clics suffisent.

Deux conditions ultimes pour des campagnes Facebook performantes :

  • Le ciblage : envoyer le bon message aux bonnes personnes, c’est tout l’enjeu pour optimiser son CPL. Pour cela, plusieurs stratégies peuvent être mise en place. Soit cibler selon les critères géo-démographiques que proposent Facebook depuis son gestionnaire de publicités, soit segmenter son audience à travers les comportements des internautes sur vos différents supports (mise en place d’audience personnalisée et de lookalike) ;
  • Le contenu : avoir un contenu adapté au support et suffisamment engageant pour attirer l’oeil de l’internaute

Pour en avoir effectué plusieurs centaines de campagnes, de mon expérience perso, j’ai généré plus de 80 000 mails avec cette pratique à un coût moyen sous les 0,30€ (à l’unique condition d’avoir une stratégie organique au préalable sans quoi ces coûts d’acquisition seraient impossibles à obtenir).

  • Coût : au CPL. Vous payez à Facebook uniquement les mails collectés. Ces coûts au lead peuvent varier entre 0,10€ et 15€ en fonction à la fois du ciblage et de l’approche créative, mais également de la notoriété de votre marque/médias sur les réseaux sociaux
  • Volume estimé : 📧📧📧📧📧 (plusieurs centaines, voire milliers, tout dépend du budget alloué)
Exemple de campagne « génération de prospects » menées

Twitter

Placer un lien vers une landing page dans sa bio Twitter

Même le média 100% social américain Now This s’y est mis à la newsletter. Preuve qu’ils considèrent que la fin des réseaux sociaux est une éventualité plus que probable. Pour un média qui s’est construit à travers ces communautés, ils déploient plusieurs actions sur leur dispositif social media pour générer des inscriptions à leur newsletter.

Ici, la démarche est simple : ils placent un lien vers une landing page qui permet aux internautes de s’inscrire. 

  • Coût : gratuit
  • Volume estimé :  📧📧

Vidéo Twitter + lien vers landing page

Toujours sur Twitter, le média américain utilise le media-studio de Twitter pour placer un lien dans une vidéo.

Pour ceux qui ne possèdent pas cet accès, il suffit de sponsoriser cette vidéo et d’y placer un call-to-action. Remarque : il suffit simplement de créer une campagne, même à moins d’un euro, pour générer ce type de contenu.

Autre astuce, ce tweet peut être épinglé sur le profil pour maximiser sa visibilité.


  • Coût : gratuit (sauf quelques centimes)
  • Volume estimé :  📧📧

Tweet simple

Réaliser un tweet simple, avec un potentiel engageant, pour rediriger les internautes vers l’inscription à la newsletter

  • Coût : gratuit
  • Volume estimé :  📧📧

Tweet + vidéo organique

Même procédé que la méthode du tweet simple mais cette fois avec une vidéo. Sur les deux exemples The New York Times et CNN utilisent des vidéos pour créer de l’engagement

  • Coût : gratuit (hors coût de la vidéo bien sûr)
  • Volume estimé :  📧📧
Source : Twitter
Source : Twitter

Instagram

Instagram devient un canal incontournable sur les réseaux sociaux. Toutefois, son marketing n’est pas encore hyper simple. Deux raisons à cela : de 1, Instagram a un mode de fonctionnement très différent de ceux de Facebook et Twitter ; de 2, avec un seul lien plaçable dans le bio, Instagram n’est pas un générateur d’audience facile.

Il existe toutefois deux astuces pour rediriger les internautes afin qu’ils s’inscrivent à vos newsletters. 

Placer un lien dans la bio 

C’est le seul lien qu’il est possible de placer sur son compte. Des outils comme linktree ou manylink permettent de créer des mini landing page comportant plusieurs liens.

Ainsi, il est idéal de placer des liens vers une inscription à sa newsletter ou encore vers des contenus de son site web.

  • Coût : gratuit
  • Volume estimé :  📧
Lien dans la bio
Landing page Linktree

Utiliser les stories

Le format des stories a une force incontournable dans une stratégie marketing. Pour beaucoup de marques, elles permettent de profiter d’une visibilité organique souvent perdue sur Facebook.

Toutefois, pour leur donner du sens, il convient d’en faire bon usage au risque de perdre cette visibilité à moyen terme.

Une astuce empruntée aux médias américains consiste à recourir au “Swipe up” pour rediriger l’internaute vers une landing page afin d’inviter l’internaute à s’inscrire à une newsletter.

  • Coût : gratuit
  • Volume estimé :  📧📧 (si la pratique est récurrente, soit au moins 2 fois par semaine)

.

En ce sens, utiliser les réseaux sociaux c’est bien. Transformer vos internautes en lead qualifié est encore mieux ! Profiter de capitaliser sur vos actions de ces dernières années pour collecter le précieux Graal avant qu’il ne soit trop tard.

✉ LA NEWSLETTER

 

👍Deux fois par mois, j'y parle médias, tendances, nouveaux formats éditoriaux, stratégie éditoriale et marketing, et d'autres sujets encore.

 

À très bientôt !

 

Merci, à très bientôt !